Ouvéa

Notre tour de Nouvelle Calédonie n’aurait pas été si complet sans une petite escapade aux séduisantes Îles Loyautés. Le plus difficile, comme d’hab, étant de choisir sur laquelle des 4 Îles nous allions décider de promener nos tongs et onduler nos palmes. Lifou est la plus grande (même superficie que la Martinique) et la plus «  »touristique » »(double guillemets tellement ce mot ne veut rien dire ici!) ce qui suffit à son élimination. Tiga la plus petite et la plus inaccessible, ce qui la rend instantanément favorite mais…trop compliqué pour la rejoindre, trop explosif pour le budget, trop de temps perdu en transports, nous renonçons. Maré est réputée très sauvage… à l’exception des jours de visites des paquebots australiens. Sauvagement rédhibitoire. Reste Ouvéa, autoproclamée « île la plus proche du Paradis »…Il ne nous en faudra pas davantage pour nous laisser docilement convaincre. Pis c’est l’occas d’aller voir par nous-mêmes si ça vaut vraiment le coup, le Paradis, ou si ça ne serait pas un petit peu surfait, des fois, comme concept.

Nous arrivons donc au Paradis un dimanche, tels des fraîchement trépassés, et par les airs comme il se doit, à bord d’un avion seulement à moitié rempli mais uniquement d’autochtones déjà tous bien installés. Notre paradisiaque tribu d’accueil siège sur la paradisiaque plage de Fayaoué, et force est de constater qu’il y a vraiment très peu d’élus, ici, au Paradis: Une plage de 22km pour nous seuls, c’est un peu abusé. Notre paradisiaque case familiale attitrée dispose de deux paradisiaques vieux matelas posés à même le sol ainsi que de paradisiaques moustiquaires paradisiaquement multi aérées. Ici, pas de paradisiaque clim ni de paradisiaque salle de bain ou de paradisiaque rangement…un chouilla Roots, le Paradis. Sans parler des nuées de paradisiaques moustiques potentiellement gorgés de dengues paradisiaques: dengue paradisiaque type 1, dengue paradisiaque type 2,… Mais ici tout le monde s’en fout. C’est vrai qu’on ne peut pas être plus au Paradis qu’au Paradis, quand on y réfléchit…

En compagnie de Maud&Sanaé, et de la petite Yénael (de la tribu Banutr) qui nous a adopté durant tout le séjour, les jours coulent doucement, se suivent et se ressemblent: passer la crème solaire, passer l’anti moustiques, buller, nager, plonger, rincer le sable, les maillots, les enfants, puis passer le désinfectant sur les bobos, le spray apaisant sur les piqûres, l’après solaire sur les brûlures, et tout recommencer. On prend vite le (non) rythme local. Parfois, on tente d’organiser un truc: une spécialité qu’on veut déguster, une sortie qu’on veut programmer. Ici, c’est toujours « oui ». Sauf que non, en fait. Et au dernier moment bien sûr. C’est meilleur. Nous sommes ici au max de l’apogée du « Casse pas la tête » dans toute sa splendeur…et ça m’iniiiiiiirve!!!  (Fallait bien que ça arrive après un mois de risette non stop😜). Nous passerons ainsi à côté de la sortie sur la passe aux requins citron, celle qu’Auguste se rêvait trop (Merci Antoine de nous avoir balader pendant 3 jours, Grrrrrr!!), à côté des pléiades du Sud (bateau soi disant en révision) et à côté des falaises de Lekiny (réservée soidisant trop tard)… en fait, c’était les 50 ans du club de foot du Paradis, faut bien 4 jours pour s’en remettre…Mais youpi, la savonnerie c’est open doors! Alors, qui c’est qui va l’avoir son petit savon souvenir senteur coco au retour??

Heureusement, à Ouvéa, il y a le pont de Mouly. Le kiff. Car c’est là, bien caché sous le pont, au milieu de la passe, que nous avons trouvé un vrai bout de Paradis: nager parmi les raies aigles, plusieurs bans de plusieurs dizaines d’individus. Juste Féerique. Et rencontrer de suite après ce barracuda de 2 mètres à la mine grave patibulaire, tapi là, dans l’ombre des piliers du pont. J’en frissonne encore. Lui aussi sans doute… Côté frissons, nous (Antho, Eliot et moi) avons aussi testé, toujours au même endroit, le saut de pont de Mouly: un petit franchissement de rambarde et hop! direct dans la passe 7 mètres plus bas. Claaasse!

Côté papilles, le Paradis se défend bien: copieuses assiettes de palourdes, poissons, ou crabe des cocotiers, pour pour un budget très raisonnable. Record battu après le pont de Mouly à 1000 francs (=8 euros) l’assiette de crevettes, poisson (bec de cane), riz et manioc, boisson (1 bouteille d’eau /pers) et cadre idyllique compris. Qui a dit que la Calédonie était chère?

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Bon, vous l’aurez sans doute compris: c’est mitigés que nous revenons d’Ouvéa. En toute relativité, évidemment. On peut se le permettre après 1 mois de spots de rêve, non?

En fait, je dirais que si Ouvéa devait réellement être le reflet du Paradis, alors autant ne pas être ni trop sage ni trop parfaite (ça tombe bien hein!)…je préfèrerais mille fois, à choisir, séjourner au Purgatoire…de l’Île des Pins!!!

Une réflexion sur “Ouvéa

  1. Caroline

    C est génial votre aventure ! La vraie vie, le kifff !!!
    Sinon, à Ste Foy la Grande, il y a du tres bon foie gras😜 et de beaux paysages😎
    Par contre y a pas de requin citron 🍋…
    On vous embrasse.
    Caro&Christophe

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